Mon pari

Charles LINDBERGH… et mon pari

En effet, le 21 mai 1927, quand cet inconnu d’outre-mer qu’était Charles Lindbergh, avait terminé l’exploit fantastique de la traversée de l’Atlan­tique, je me trouvai au Bourget parmi les milliers de spectateurs qui avaient réservé un accueil indescriptible à ce héros de l’aviation. Tout le monde se bousculait et se chamaillait pour s’approcher du “Spirit of St. Louis” et pour le toucher comme une véritable relique. Ce fut l’un des plus beaux jours de ma vie – mais non pas LE plus beau, parce que l’arri­vée de Lindbergh à Paris m’avait fait perdre un pari de 100 francs. En effet, par ailleurs optimiste en toutes choses, j’avais pourtant fait con­naitre mon scepticisme au sujet de la réussite de cette entreprise énorme et inconcevable. J’étais persuadé que Lindbergh ne réussirait pas à atteindre Paris, mais qu’il devrait abandonner sur la côte. La perte de 100 francs ne m’empêcha cependant nullement de prendre part à la joie et au bonheur de “mon collègue” américain qu’une foule en liesse portait en triomphe sur le terrain de l’aérodrome du Bourget.

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